l’intempestive

Autodéfense sanitaire

16 décembre 2022 _série actualités


Gravure style rétro de Loki Gwynbleidd sur laquelle un ragondin porte un masque FFP2 et tient une mallette où est inscrit « Wear a mask ». Sous le dessin il y a la mention : « Les vraies camarades se soucient des autres. Portez un masque ! » Cette page vise à lister des informations synthétiques et des ressources plus développées sur l’autodéfense sanitaire face à la pandémie de Covid-19. L’autodéfense sanitaire envisage la santé comme un bien communautaire et met en œuvre une réduction des risques fondée sur les connaissances scientifiques.

Dernière mise à jour : 29/02/2024. Aller aux modifications récentes (incidence, campagne vaccinale, soins, nouvelles références). Cette page est centrée sur la situation en France. Elle évolue régulièrement en fonction des avancées scientifiques constantes, des recommandations de personnes engagées dans l’autodéfense sanitaire, des données statistiques, des fluctuations des politiques de santé publique ou des ressources disponibles.

Image de Loki Gwynbleidd.

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Beaucoup de ressources scientifiques sont anglophones. Des services gratuits de traduction en ligne permettent d’y donner plus largement accès.


Au sommaire :


Suivi du Covid (point d’actualité hebdomadaire) : Incidence en ce moment + Que faire en prévention + Que faire en cas de symptômes + Nouvelles références scientifiques et militantes.

• Incidence en ce moment

Au 29 février 2024 en France, l’incidence du Covid-19 se trouve au niveau de base et stable ou en baisse selon les indicateurs. Attention cependant à ne pas abandonner la protection mutuelle : c’est une fois le pic d’une vague passé que se produisent, sur un temps plus long, la majorité des contaminations. Et l’épidémie de grippe, quant à elle, a amorcé sa redescente.

Le variant BA.2.86 ("Pirola") d’Omicron est dominant, plus spécifiquement son sous-lignage JN.1. Certains des scientifiques qui suivent les mutations du virus soulignent que le parapluie "Omicron" regroupe désormais un très grand nombre de variants, et qu’il serait amplement temps pour l’OMS de passer à la lettre suivante de l’alphabet grec.

Les symptômes sont en partie les mêmes que pour les autres variants d’Omicron : mal de gorge, toux, courbatures, fatigue, maux de tête, perte du goût et de l’odorat. Peuvent s’y ajouter une diarrhée, une irritation des yeux et une éruption cutanée.

Précisons que les mêmes risques de séquelles s’appliquent que pour les précédents variants et qu’une contamination au Covid-19 ne renforce toujours pas mais affaiblit le système immunitaire.

Sélection d’indicateurs disponibles en France par Nicolas Berrod le 29/02/2024.
⇨ Suivi du Covid dans les eaux usées (mise à jour automatique) : interface d’un droïde protocolaire ou interface de Thomas Delattre.

• Que faire en prévention

En prévention, on maintient encore et toujours les gestes de protection mutuelle. D’autant que la moitié des contaminations au Covid provient de personnes asymptomatiques. Et que le validisme c’est toujours ringard.

Une nouvelle campagne de vaccination s’ouvre au 15 avril 2024 pour toutes les personnes dites "vulnérables" ainsi que pour toutes celles qui souhaitent effectuer un rappel. La vaccination est ouverte à tou·tes à partir de l’âge de 6 mois, pourvu de respecter un délai de 6 mois après une précédente vaccination ou contamination (3 mois pour les personnes dites vulnérables). Les vaccins sont adaptés aux variants Omicron XBB et présentent également une efficacité pour le variant JN.1.

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans demeure difficile, peu de pharmacies et de médecins la mettant réellement en œuvre. Le collectif Écoles et familles oubliées offre son assistance aux personnes qui en ont besoin pour trouver des vaccins pédiatriques.

Les rappels de vaccin réduisent fortement le risque de Covid long tout comme celui de formes graves de la contamination initiale.

En revanche, il ne sert toujours à rien de se laver les mains, au savon ou au gel hydroalcoolique, pour un virus qui se transmet par les voies respiratoires.

• Que faire en cas de symptômes

En cas de symptômes, il est nécessaire de maintenir les gestes de protection mutuelle, au premier rang desquels le port d’un masque FFP2, le contrôle de la qualité de l’air et, plus spécifiquement, le fait de se tester.

Y compris en vivant sous le même toit que d’autres personnes, il est possible de très fortement réduire le risque de contamination : si la personne malade porte un masque FFP2 pendant les deux semaines suivant le diagnostic, le risque est réduit de 67% ; si elle peut faire chambre à part, le risque est réduit de 78%.

Seuls les tests PCR effectués en laboratoire sont fiables.

Si un test antigénique (autotest ou test en pharmacie) est positif, il est fiable. Mais le taux de faux négatifs des tests antigéniques, déjà important, a encore augmenté avec le variant Omicron. Seules les charges virales importantes sont repérées avec un autotest ou un test en pharmacie. En décembre 2023, le biologiste médical @SaiyanBio indique que dans son laboratoire, un test antigénique détecte seulement un Covid sur deux voire trois, selon le moment du prélèvement.

Si vous n’avez qu’un autotest à disposition, vous pouvez améliorer sa fiabilité : en faisant un prélèvement dans la bouche (frotter le palais ainsi que l’entrée de la gorge) avant de le poursuivre dans les deux narines ; en faisant trois tests à 48h d’intervalle ; en procédant à ce test au 4e jour de vos symptômes (la charge virale est la plus importante à ce moment-là).

Si vous êtes une personne à risque de développer une forme grave ou si vous avez plus de 65 ans, il existe des traitements sur prescription médicale à prendre rapidement.

Si vous n’avez pas accès à une prescription médicale ou ne présentez pas de facteur de risque établi, il existe deux ressources anglophones sur les soins possibles à mettre en œuvre en cas de contamination, pour la personne infectée comme pour son entourage :

Des services gratuits de traduction en ligne permettent de les rendre plus accessibles.

• Nouvelles références scientifiques et militantes sur cette page

Au cours du dernier mois, les références suivantes ont été ajoutées à cette page :


Dix points sur le Covid-19 :

  • Incidence | La pandémie de Covid-19 ne s’est jamais arrêtée depuis 2020 et elle n’a rien de saisonnier. En 2022-2023, il y a eu des vagues épidémiques tous les 3 mois en Europe de l’Ouest. Si le Covid-19 devenait endémique un jour, ce ne serait en tout état de cause pas une bonne nouvelle en soi. Une étude étatsunienne publiée en décembre 2023 a établi que dans sept écoles de l’Oregon, le virus de la grippe était présent dans l’air 12 semaines sur 22, et celui du Covid-19, 22 semaines sur 22.
    En France, les enfants sont peu protégé·es contre le Covid-19 (moins de 3% de vacciné·es chez les 5-12 ans fin 2022, taux infime chez les 0-5 ans, très faible port du masque), et le nombre de leurs hospitalisations pour cause de Covid-19 croît fortement : 3500 en 2020, 7400 en 2021, 23700 en 2022 (tranches d’âge de 0 à 19 ans). À ce propos, voir notamment la tribune en anglais de Blake Murdoch dans le Calgary Herald, "Considérer les enfants comme invulnérables revient à les considérer comme secondaires" (traduction française par Cabrioles).
    Plutôt que de « vagues », des scientifiques préfèrent aujourd’hui parler d’une marée haute permanente, avec des pics occasionnels. Claude-Alexandre Gustave observe ainsi que « les creux à partir de 2022 jusqu’à aujourd’hui restent au niveau des pics de 2020-2021 ».

  • Mortalité | Le Covid-19 tue, de manière directe et de manière indirecte.
    De manière directe : en 2020 comme en 2021, il a été la première cause de mortalité au monde. De 2020 à 2022, 15 millions de décès dans le monde ont été attribués au virus. Il est demeuré en 2022 l’une des principales causes de mortalité en France. Claude-Alexandre Gustave a effectué une synthèse sur le taux de mortalité du Covid : "La létalité de SARS-CoV-2 fluctue entre 0,1 et 1%, mais sa transmissibilité colossale fait qu’en 4 ans, il a tué infiniment plus qu’Ebola depuis 1975 (avec pourtant une létalité variant entre 20 et 95%)... (...) C’est pour ça qu’à chaque nouveau variant de Covid, on rappelle qu’un gain de transmissibilité a un impact bien plus lourd sur la morbi-mortalité, qu’une variation de virulence ! L’un porte sur un mode exponentiel, l’autre sur un simple mode linéaire..."
    Une étude publiée en août 2023 dans la revue Epidemiology & Infection a établi à partir de données françaises en 2022-2023, que le taux de mortalité par infection au Covid-19 variant Omicron est quatre fois plus élevé que par infection grippale. Au Canada comme en Australie, il y a eu davantage de morts du Covid-19 en 2022 qu’en 2020 et 2021. Aux États-Unis, le projet Faces of Covid (Visages du Covid) propose un mémorial de ces vies perdues.

Le Covid-19 tue de manière indirecte : par rapport à la période d’avant la pandémie, on a par ailleurs constaté en 2020, 2021, 2022 et 2023 une nette surmortalité qui ne s’explique pas uniquement par les décès directement attribués au virus. En 2020 et 2021, 5,2 millions de décès ont ainsi été attribués au virus dans le monde, auxquels se sont ajoutées 14,91 millions de morts supplémentaires par rapport à ce qui était attendu. En 2022, il y a eu 6,9 millions de morts excédentaires et en 2023, 3 millions selon un décompte de The Economist. Cette étude estime que le Covid-19 a causé 28,5 millions de morts excédentaires (35,2 millions pour la fourchette haute) dans le monde de son irruption jusqu’en décembre 2023. L’étude "Excess natural-cause mortality in US counties and its association with reported COVID-19 deaths" (Proceedings of the National Academy of Sciences, 1er février 2024), démontre qu’aux États-Unis, de nombreux décès attribués à des "causes naturelles" depuis le début de la pandémie sont en réalité imputables au Covid-19.

En décembre 2023, l’étude "Long-term outcomes following hospital admission for COVID-19 versus seasonal influenza : a cohort study" du journal le Lancet a indiqué que, par rapport aux personnes hospitalisées pour grippe, les personnes hospitalisées pour Covid-19 présentent, dans les mois qui suivent leur retour à domicile, un risque de décès, de problèmes de santé et d’atteinte à tous les organes bien plus élevé.
Cette surmortalité, qui affecte davantage les classes sociales défavorisées, peut s’expliquer par plusieurs facteurs : sous-évaluation des cas de Covid-19, mais aussi surcharge des services de santé, moindre prise en charge d’autres pathologies, maladies graves des suites d’une réinfection au Covid-19 et des effets délétères du virus sur le système immunitaire, difficultés économiques liées à la crise sanitaire, défiance accrue vis-à-vis de la médecine fondée sur les preuves...
En France, l’accroissement de la mortalité toutes causes confondues entre 2019 et 2022 a été de 8,9 %. Selon les statistiques de l’INSEE, la surmortalité se maintient en 2023 : + 4 % de décès par rapport à 2019 (avant le Covid), mais baisse par rapport à 2022 (- 5,5 %). Synthèse de Maître Pandaï : "La France a connu 4-5 semaines d’excès de mortalité en 2023 (en janvier et décembre), contre 22 en 2022. (...) En conclusion, 2023 est la première année depuis le début de la pandémie où le Covid ne saute pas aux yeux sur les courbes de mortalité en France, avec un unique excès de mortalité sur les 3 vagues. J’estime que le Covid a tué entre 15 000 et 20 000 personnes (pour être large). Pour référence, 9000 décès sont attribués par an à la grippe en moyenne. Pour des causes de décès comparables en nombre, on peut citer Alzheimer (16 500 décès en 2021), le cancer colorectal (16 900) ou la démence (17 400). (...) Je ne vois pas de signe évident de baisse de sévérité du Covid (...). Ce qui suggère que la baisse de la mortalité Covid est due à la baisse du nombre d’infections."
En Grande-Bretagne fin 2022, il est estimé que les délais d’attente dans les services d’urgence débordés causent entre 300 et 500 morts évitables chaque semaine. En Grande-Bretagne toujours (où le suivi du Covid-19 n’a pas été interrompu), l’impact du Covid nosocomial, c’est-à-dire d’une contamination se produisant à l’occasion d’un séjour à l’hôpital, est également évaluée : une personne sur cinq ayant contracté le virus à l’hôpital en est morte. En avril 2023, l’INSEE a relevé que les taux de mortalité en France étaient revenus au niveau de ceux d’avril 2019.
Meurent du Covid-19 y compris des enfants. Aux États-Unis, le virus a été en 2022 la 8e cause de mortalité chez les 0-19 ans. En Grande-Bretagne, le pourcentage de morts occasionné chez les moins de 14 ans a été directement corrélé à leur faible taux de vaccination. En France, leur nombre augmente : 10 d’entre elles et eux sont mort·es en 2020, 18 en 2021, 71 en 2022 (tranches d’âge de 0 à 19 ans). Le faible taux de mortalité ne saurait être une excuse à sa banalisation : les enfants ne sont pas censé·es mourir et nous savons comment les protéger du virus.
À lire sur les luttes sociales face à la mort, le dossier "En deuil et en colère" de Cabrioles.
⇨ Consulter le Mémo express de protection mutuelle.

  • Mode de transmission | Le Covid-19 se transmet par aérosols, c’est-à-dire par la simple respiration. Le virus remplit rapidement une pièce non aérée et s’y maintient en suspension plusieurs heures après le départ de la personne malade. L’aérosolisation peut être comparée à la fumée de cigarette. Voici par exemple une vidéo de Lazarus Long sur les WC publics comme vecteurs de propagation des maladies respiratoires et intestinales : le fait de tirer la chasse d’eau envoie ainsi un très grand nombre d’aérosols en suspension dans l’air.
    Pour l’instant, le délai avant contamination reste incertain, variant de quelques instants à 1/4h selon les sources : cela dépend notamment de la concentration de virus dans l’air et de votre système immunitaire. Une étude de la revue Scientific Reports publiée le 1er décembre 2023 indique qu’une dose infectieuse du Covid-19 peut être inhalée en l’espace de 6 à 37 minutes dans une pièce avec une ventilation classique.
    Par ailleurs, il est important de noter que la moitié des contaminations au Covid-19 proviennent du contact avec une personne asymptomatique (article de la revue BMC Infectious Diseases volume en 2022). Par ailleurs, 70% des contaminations à domicile ont pour origine des enfants scolarisé·es, faisant de l’école un lieu de propagation central du Covid-19.
    Dans tous les cas, il est établi que le risque de contamination est maximal lorsque nous nous trouvons sans masque dans une pièce non aérée remplie de personnes. Porter un masque sous le nez ne sert par conséquent à rien, ni pour protéger les autres, ni pour se protéger. Se tenir à deux mètres de distance dans une salle pleine de Covid-19 ne sert à rien non plus. Quant au gel hydroalcoolique, il permet de réduire la contamination des maladies se transmettant par les mains (comme la gastro), mais n’a aucun effet pour les maladies se transmettant par la respiration.
    Bonnes nouvelles néanmoins :

L’effort d’assainissement de l’air à mener dans tous les espaces intérieurs au 21e siècle a été comparé au progrès sanitaire apporté par l’eau potable et le tout-à-l’égoût au 19e siècle.
Enfin, en extérieur, le risque de contamination est réduit mais pas nul. Notamment à surveiller : les espaces bondés, les terrasses de café, et dans une moindre mesure les marchés, les gares et les files d’attente.
Quant aux espaces intérieurs, il faut noter que, même à un niveau très correct de qualité de l’air (600 ppm de CO2), le risque de contamination est de 50% sans masque et de 15% avec un masque chirurgical (Étude de Narumichi Iwamura & Kanako Tsutsumi dans Environmental Science and Pollution Research en juin 2023).
⇨ Consulter les modèles de masques disponibles en France et connaître les outils de filtration et de mesure de la qualité de l’air. Voir la vidéo sur la qualité de l’air intérieur du collectif Écoles et familles oubliées en 2023.

Les symptômes du Covid long perdurent au-delà d’un an pour la majorité des personnes atteintes et il n’existe pour l’instant pas de traitement. L’enquête de Santé publique France "COVID long : 2 millions de personnes présentaient une affection post- COVID-19 fin 2022" (2023) indique entre autres choses que la majorité des personnes souffrant d’un Covid long en ont été atteintes avec le variant Omicron (53,2% sous Omicron contre 21,3% sous Delta).

Voir notamment :

Ce dernier peut prendre une forme très invalidante, y compris chez des personnes auparavant en très bonne condition physique.
Une étude pointe plusieurs facteurs de risque accru de Covid long : être une femme, être pauvre, avoir des comorbidités, avoir eu des symptômes plus sévères lors de la phase aiguë, avoir été infecté·ee par la souche ancestrale plutôt que par les variants ultérieurs.
Par rapport aux autres malades, les Covid long avaient une probabilité 9 fois plus élevée d’avoir une perte ou une altération du goût et de l’odorat, 7 fois plus pour le souffle court, 6 fois plus pour une fatigue sévère, 5 fois plus pour les difficultés à penser ou se concentrer. Lire toute la synthèse en français par Maître Pandaï. L’étude "Postacute sequelae of COVID-19 at 2 years" de Benjamin Bowe, Yan Xie & Ziyad Al-Aly dans Nature Medicine (2023) démontre que deux ans après une infection, le niveau de risque médical (risque de décès, d’hospitalisation, de séquelles) demeure élevé.

Le milieu médical et institutionnel en France peine encore souvent à prendre cette affection au sérieux, alors même qu’elle est officiellement reconnue par l’OMS et fait l’objet d’une abondante littérature scientifique : voir à cet égard l’étude sur le Covid long paru dans Nature en janvier 2023 (éléments choisis en français : 1e partie, 2e partie, 3e partie). Voir aussi le documentaire Covid long, l’inquiétante maladie (Arte, février 2023). Voir enfin l’étude "Pourquoi nous avons besoin de mieux comprendre la pathophysiologie du COVID Long" publiée dans The Lancet en février 2023 par la professeure Akiko Iwasaki et le docteur David Putrino, qui définissent le Covid long comme "un syndrome organique d’infection post-aiguë avec un dysfonctionnement physiologique clair, qui n’est pas systématiquement apparent à l’aide de tests de diagnostic médical standard" (la traduction est de Céline Castera dans ce fil qui synthétise les principaux apports de cette étude).

Le chiffre de 10% des personnes contaminées est souvent cité, mais il varie selon les définitions du Covid long. Reste qu’il est évalué qu’au moins 65 millions de personnes dans le monde souffrent du Covid long début 2023. L’Organisation mondiale de la santé a estimé le 12 juin 2023 qu’en Europe "au moins 17 millions de personnes ont eu un Covid long au cours des deux premières années de la pandémie et ce nombre a potentiellement doublé pour atteindre plus de 34 millions de malades en 2022". En France, le nombre de malades du Covid long était officiellement estimé à 2 millions en juillet 2022, également 2 millions en Grande Bretagne, et 24 millions aux États-Unis par exemple (chiffres de 2022). En Suède, où la circulation du virus n’a quasiment pas été freinée, il a été estimé que 14% de l’ensemble des adultes du pays souffrent de Covid long. À Genève, les Hôpitaux Universitaires continuent à assurer une veille statistique sur le Covid-19 et ont indiqué début 2023 que le virus a occasionné près de deux fois plus d’hospitalisations en 2022 par rapport à 2021 et 2020.

Le risque de développer un Covid long s’accentue à chaque recontamination, y compris, encore une fois, pour les enfants.

Si vous êtes parent d’un·e enfant ou adolescent·e souffrant de Covid long, vous pouvez vous rapprocher des groupes d’entraide : conseils en anglais (le premier : croyez votre enfant), collectifs français. L’étude "Postacute Sequelae of SARS-CoV-2 in Children" (Pediatrics, février 2024) établit une analyse précise du Covid long chez les enfants, avec notamment cette infographie pour synthétiser l’ensemble des symptômes et affections pédiatriques liées au Covid long.

Parmi les personnes hospitalisées en réanimation pour Covid-19 et qui n’y sont pas décédées, 15% doivent être traitées dans les mois suivants leur sortie de réanimation au sein d’unités spécialisées.

Une protection vaccinale à jour atténue le risque de développer un Covid long, pour les adultes comme pour les enfants.

S’il n’existe pour l’instant pas de traitement à cette pathologie, il est fortement recommandé de se reposer au maximum. Une activité physique ou mentale, même légère, est susceptible d’entraîner un malaise post-effort (MPE), c’est-à-dire une aggravation de la fatigue, de la douleur et, notamment, des anomalies musculaire (Nature Communications, 2024). L’association de malades Après J20 donne également des pistes de prise en charge et de soins. Enfin, l’étude "Long covid—an update for primary care" (BMJ, 2022) pose des recommandations de prise en charge pour les Covids longs. La synthèse date de 2022 et ne contient pas les avancées plus récentes, mais pose de bonnes bases néanmoins. Voir le résumé en infographie (anglophone).

Plusieurs hypothèses sur les causes du Covid long sont étudiées(traduction en français) : présence de caillots sanguins, persistance du virus dans l’organisme, dysfonctionnement du système immunitaire. Une étude de l’INSERM publiée en mai 2023 pointe l’hypothèse d’une persistance du virus dans les muqueuses de la personne malade. Une étude conjointe de scientifiques l’Institut Pasteur, du CNRS et de l’Inserm, en collaboration avec des cliniciens de l’AP-HP, publiée en juillet 2023, a démontré que deux types de Covid long existent : l’un est occasionné par une réponse immunitaire trop faible, l’autre par une réponse immunitaire excessive. Une étude de la revue "Frontiers in Immunology" publiée en janvier 2024, "T4 apoptosis in the acute phase of SARS-CoV-2 infection predicts long COVID", démontre que la mort programmée des lymphocytes T4 caractérise un Covid long. Une étude de la revue Science, publiée en janvier 2024 également, démontre que chez les personnes atteintes de Covid long, une partie du système immunitaire (les protéines du "système de complément") ne revient pas au repos après l’infection. Au contraire, elle se met à endommager les cellules saines du corps (synthèse journalistique en français ici). Enfin, l’étude "Leaky blood–brain barrier in long-COVID-associated brain fog" (Nature, 22 février 2024) établit que le "brouillard mental" éprouvé lors d’un Covid long peut s’expliquer par des fuites dans la barrière hémato-encéphalique (un filtre qui "protège le cerveau des agents pathogènes, des toxines et des hormones circulant dans le sang").

Rien à voir, encore et toujours, avec un rhume ou une grippe.
⇨ Connaître les collectifs d’entraide et les lieux de soin.

  • Protection vaccinale | Le vaccin contre le Covid-19 protège efficacement la population générale contre les formes graves et la mort. En revanche, pour les personnes immunodéprimées, les vaccins assurent une protection parcellaire voire nulle, et le risque de développer une forme grave du Covid-19 voire d’en mourir est accrue : elles doivent donc compter essentiellement sur les autres mesures de protection mutuelle.
    Un suivi de pharmacovigilance est assuré en France par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui établit la très grande rareté des effets indésirables graves. Le vaccin bivalent (souche initiale + variant Omicron) est le plus efficace à l’heure actuelle.
    La vaccination avec rappel chez les enfants et les ados réduit déjà de 77% le risque d’hospitalisation pour cause de Covid-19 et est efficace pour réduire notamment les risques d’infection sévère et les risques cardiaques. Le vaccin est particulièrement recommandé pour les enfants de moins de 5 ans, qui appartiennent à une classe d’âge très exposée. Une étude publiée en 2023 a par ailleurs établi que la vaccination d’une personne enceinte protège également le fœtus qu’elle porte, 75% des nourrissons hospitalisés pour Covid-19 étant nés de mères non vaccinées. Une étude brésilienne publiée en décembre 2023 a également démontré les risques graves d’une absence de vaccination de la personne enceinte pour le fœtus : 20% des enfants exposés in utero au Covid-19 via leur mère non vaccinée présentaient un retard de neurodéveloppement à 1 an (contre 6% pour les autres enfants).
    Avec les vaccins actuels, la protection baisse cependant rapidement et devient insuffisante au bout de 6 mois, d’où la nécessité de rappels réguliers. En France, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) assure un suivi statistique de la corrélation entre statut vaccinal (non vacciné·e / vacciné·e une seule fois / sans rappel récent / avec un rappel récent) et hospitalisations, réanimations et décès pour cause de Covid-19 : ce suivi établit très nettement les bénéfices d’un schéma vaccinal complet et à jour pour éviter les formes graves et la mort. Ainsi, l’article "Missed Vaccine Doses Tied to Worse COVID-19 Outcomes" (JAMA, 2024) indique que les personnes n’ayant pas effectué les rappels réguliers de vaccin contre le Covid-19 ont quatre fois plus de chance d’être hospitalisées ou de décéder du Covid que des personnes avec un schéma vaccinal à jour.
    En revanche, le vaccin atténue mais n’annule pas la contamination ni la transmission. Il est estimé qu’il atténue de 30 % la transmission pendant 3 à 6 mois ("Effectiveness of COVID-19 Vaccination on Transmission : A Systematic Review", Covid, 2023).
    Une étude scientifique publiée dans le BMJ en novembre 2023 démontre par ailleurs que la vaccination contre le Covid-19 protége également efficacement contre le Covid long : une dose en réduit le risque de 21%, deux doses de 59%, trois doses de 73%. Un schéma vaccinal à jour protège également les enfants contre le risque de Covid long (réduction de 34% pour au moins une séquelle et de 48% pour deux séquelles ou davantage).
    À noter que la protection vaccinale demeure très dépendante de facteurs sociaux, géographiques et économiques. En France, les catégories sociales les plus aisées sont mieux vaccinées que les catégories pauvres. Dans le monde début 2023, 2,3 milliards de personnes dans le monde n’en ont toujours pas bénéficié. La levée des brevets sur les vaccins, la diffusion d’informations fiables et la facilitation de l’accès aux soins font partie des outils pour réduire les inégalités.
    ⇨ Connaître les recommandations vaccinales en France et savoir où se faire vacciner.

  • Traitements | Le premier traitement pour toute contamination au Covid et pour les Covids longs est de se reposer autant que possible. Deux ressources anglophones décrivent les soins possibles à mettre en œuvre en cas de contamination : « What to do when I have Covid » du Clean Air Club, et « What to do if you get COVID » des scientifiques Arijit Chakravarty et T. Ryan Gregory. L’association de malades du Covid long Après J20 donne également des pistes de soin.
    Concernant les formes graves du Covid-19, il existe des traitements médicamenteux. Ils sont administrés sur prescription médicales aux personnes atteintes de Covid-19 et qui présentent des risques de développer une forme grave de la maladie : toute personne âgée de plus de 65 ans y est éligible, ainsi que toute personne, quelque soit son âge, présentant un facteur de risque préétabli. Selon les molécules et la forme pharmaceutique de ces derniers (comprimé, injection, etc.), ils peuvent néanmoins demeurer contre-indiqués pour certaines catégories de personnes (femmes enceintes, personnes en insuffisance rénale ou hépatique sévère, personnes ayant des difficultés de déglutition par exemple). Leur efficacité et leur sécurité se trouvent par ailleurs remises en question à chaque émergence de nouveaux variants. En France, l’ANSM a mis à jour l’état des connaissances et ses recommandations en février 2023. L’efficacité de certaines molécules pour réduire les hospitalisations a été largement prouvée. Pour plus de développement, voir la notice de l’encyclopédie médicale Le Vidal sur les médicaments contre le Covid-19.
    Il reste cependant préférable d’éviter toute contamination, d’abord parce que ces traitements n’empêchent pas toujours le décès ou les séquelles graves, ensuite parce que certains médicaments favoriseraient les mutations du virus et sa propagation.
    Concernant le Covid long, il n’existe pas de traitement univoque, en raison de la grande variété des symptômes et de la recherche toujours en cours sur cette pathologie. À défaut de pouvoir soigner la cause, des traitements symptomatiques peuvent être proposés.
    En mai 2023, la revue Nature Microbiology a fait une synthèse des traitements existants
    L’entreprise Synapse Medicine met par ailleurs en ligne une plateforme pour vérifier si un médicament risque d’aggraver des symptômes liés au Covid-19.

  • Tests de dépistage | Le test PCR est le seul test de référence pour détecter le Covid-19. Il s’effectue en laboratoire médical.
    Il convient de réaliser ce test au bon moment pour s’assurer d’un résultat fiable, c’est-à-dire immédiatement (J+0) si l’on présente des symptômes évocateurs du Covid-19 ou entre J+5 et J+7 du contact à risque si l’on est asymptomatique.
    Les tests antigéniques (en pharmacie) et les autotests, quant à eux, ne sont "informatifs que s’ils sont positifs", c’est-à-dire qu’ils génèrent beaucoup de faux négatifs. Voir notamment la vidéo du biologiste médical @SaiyanBio sur la différence de sensibilité entre tests PCR et antigéniques. En décembre 2023 (variant JN1, "Pirola", dominant), @SaiyanBio indique que dans son laboratoire, les tests antigéniques ne détectent qu’un Covid sur deux voire trois, selon le moment du prélèvement.
    Si vous ne disposez que de ce type de tests, vous pouvez améliorer leur fiabilité tout d’abord en faisant un prélèvement dans la bouche (frotter le palais ainsi que l’entrée de la gorge) avant de le poursuivre dans les deux narines ; ensuite en faisant trois tests à 48h d’intervalle (conseils francophones sur la base d’une étude scientifique anglophone) ; enfin en procédant à ce test au 4e jour de vos symptômes. L’étude "The New Normal : Delayed Peak SARS-CoV-2 Viral Loads Relative to Symptom Onset and Implications for COVID-19 Testing Programs" établit en effet que les tests antigéniques détectent peu les charges virales moyennes ou faibles et donnent alors un faux négatif.
    Il existe également des dispositifs POCT, permettant des analyses hors laboratoire et adaptés à des usages récurrents - par exemple PlusLife (lien non commercial).
    En cas de test positif, il faut s’isoler, porter un masque FFP2 en présence d’autres personnes et aérer régulièrement les espaces communs où l’on demeure.
    Voir aussi les conseils du site Pandémies : "Pourquoi, comment se tester et que faire si positif ?"
    Depuis février 2023, les règles de prise en charge financière en France ont été modifiées, mais d’une part la Sécurité sociale continue à rembourser la majeure partie du coût pour l’ensemble des assuré·es et d’autre part aucune prescription médicale n’est nécessaire pour aller faire un test PCR.
    Il y a trois cas. Premier cas : le test est intégralement remboursé (sans avance de frais) par la Sécurité sociale pour les personnes de 65 ans ou plus, pour les mineur·es, pour les personnes en Affection longue durée, pour les professionnel·les de santé ou leurs employé·es, pour les personnels d’un établissement de santé, d’un établissement ou service social ou médico-social, ou dans le cadre d’un dépistage collectif. Deuxième cas : pour les personnes ayant une mutuelle, cette dernière remboursera intégralement le reste à charge. Troisième cas : pour les personnes n’ayant pas de mutuelle, il restera un coût de 12 € environ (si le test est réalisé par un·e médecin ou un·e pharmacien·ne) à 16 € environ (si le test est réalisé par un·e infirmièr·e ou un·e kiné).
    ⇨ Aller au tableau synthétique des tests réalisé par le biologiste médical @SaiyanBio et voir où se faire dépister.

  • Zéro Covid | En une phrase comme en cent : il faut autant que possible éviter toute contamination, pour les autres comme pour soi.


Mémo express de protection mutuelle :

  • Porter un masque FFP2, FFP3, N95 ou KF94 (bien ajusté et sans valve) dans les espaces intérieurs, bondés ou en contact rapproché (règle des 3F : espaces Fermés, Foule, Face à face). Y compris pour les enfants, qu’il faut tout autant protéger que les autres. Si vous êtes immunodéprimé·e sévère, votre médecin (généraliste ou spécialiste) peut vous prescrire des masques FFP2 que vous pourrez retirer en pharmacie, à raison de 10 par semaine.
    ⇨ Consulter les modèles de masques disponibles en France, aller au point sur le mode de transmission du Covid-19 ou voir la représentation des défenses immunitaires.

  • Se faire vacciner : en France, la Direction générale de la Santé a reconduit pour le printemps 2024 une campagne de vaccination. Elle conseille un rappel dès maintenant aux personnes âgées de 80 ans et plus, aux personnes immunodéprimés, aux résident·es des Ehpad et des unités de soins de longue durée, ainsi qu’aux « personnes à très hauts risques de formes graves de la maladie ». Elle précise également que les personnes « non ciblées » par cette campagne vaccinale (c’est-à-dire la population générale) peuvent recevoir leur rappel pourvu de respecter un délai de 6 mois au moins entre deux vaccins. Cela s’applique « quel que soit l’âge de la personne et le rang de rappel », c’est-à-dire que le nombre de doses antérieures n’entre pas en compte et que les enfants sont également éligibles au rappel ou à une primovaccination dès l’âge de 6 mois.
    Ces recommandations interviennent alors qu’on sait que la protection vaccinale baisse assez vite et disparait même quasiment totalement au bout de quelques mois. Alors qu’on sait aussi que toute la population risque de développer une forme grave du Covid ou un Covid long, et que la vaccination protège contre ces risques. Voilà un premier problème. Le second, c’est que ces recommandations sont fondées sur le fait qu’Omicron serait « un variant moins sévère » que les précédents. Ceci est faux : Omicron a une sévérité intrinsèque voisine de celle de la souche originelle de Wuhan. Sa sévérité effective est nettement inférieure en raison de la vaccination et de l’immunité acquise par les infections antérieures. Autrement dit, outre le fait de s’appuyer sur une information erronée, la HAS décide de réduire l’accès aux rappels vaccinaux alors que ceux sont eux qui permettent de limiter les effets des contaminations répétées. Cette décision risque donc de faire exploser les risques encourus par les personnes, fragiles ou non. En une phrase comme en cent : étant donné que nous sommes toutes et tous en contact avec des personnes dites "fragiles" et que la protection vaccinale est toujours préférable à la contamination, les rappels réguliers, deux fois par an en 2024, restent recommandés pour toutes et tous.
    ⇨ Voir où se faire vacciner ou aller au point sur la protection vaccinale.

  • Veiller à la qualité de l’air : favoriser les rencontres en extérieur ; en intérieur, aérer plusieurs fois par heure et/ou filtrer par purificateur d’air.
    ⇨ Aller au point sur l’aérosolisation et connaître les outils de mesure et de filtration de l’air.

  • Se faire tester : en cas de symptômes, si vous avez été en contact non protégé avec une personne contaminée ou pour vous assurer de ne pas contaminer une personne plus à risque que vous, faire un test PCR en laboratoire et agir en fonction du résultat.
    ⇨ Savoir quand et comment se tester.

Ces six recommandations constituent une base nécessaire, mais pas suffisante. Le modèle de l’emmental déploie un panel de mesures individuelles et sociales plus complet.


S’informer


Analyses de fond :

Textes :


Sons :


Suivi de l’actualité :


Espaces et outils d’autodéfense sanitaire :


Collectifs engagés dans la prévention et l’entraide en France :


Lieux de soin :


Vaccins :

  • Trouver un lieu de vaccination : https://www.sante.fr/cf/centres-vaccination-covid.html ou https://vitemadose.covidtracker.fr. Il ne faut pas hésiter, notamment en pharmacie, à se présenter avec les recommandations officielles, fondées sur la date du dernier rappel (au moins 6 mois) et non sur le nombre de rappels.
  • Sur la vaccination des enfants, ses bénéfices individuels et collectifs, par le collectif de médecins Du côté de la science : https://ducotedelascience.org/vaccination-pediatrique-anti-covid/
  • En dépit des recommandations officielles de vaccination des enfants, il peut être difficile de trouver des lieux qui la mettent effectivement en oeuvre en France. Les vaccins pédiatriques (dosage 6 mois - 5 ans et dosage 5 - 11 ans) sont disponibles depuis 2022 (dosage 5 -11 ans) et 2023 (dosage 6 mois - 5 ans), mais les sites de recherche de créneaux de vaccination ne renvoient souvent aucune réponse pour les enfants. Les réseaux sociaux ou les collectifs d’entraide peuvent aider à trouver des médecins et pharmacies qui le délivrent effectivement. Appeler les médecins et pharmarcies qui assurent des vaccinations pour les adultes permet également parfois de découvrir qu’ils et elles en font aussi pour les enfants, sans que l’information ne soit disponible sur les plateformes web.
  • Vaccination et lien social, pour "une information simple, précise, rationnelle, scientifique et consensuelle aux personnes qui doutent avec sincérité de l’intérêt de la vaccination" : https://vls.direct/
    ⇨ Aller au point sur la protection vaccinale.


Masques :

  • Comparatifs de l’efficacité des différents types de masques pour éviter la contamination. Attention néanmoins, ces tableaux s’appuient sur une situation où deux personnes se trouvent seules dans une pièce, à 2 mètres de distance l’une de l’autre.
    ⇨ Aller au point sur le mode de transmission du Covid-19 ou au tableau récapitulatif.
  • Fabricants de masques : tous les liens sont non rémunérés et non exhaustifs, trouvés via des recommandations de personnes engagées dans l’autodéfense sanitaire sur les réseaux sociaux. Il convient en effet de s’assurer de la fiabilité du fabricant et du vendeur, en raison des malfaçons ou contrefaçons.
    • Masques FFP2 et FFP3. Attention, choisir les modèles sans valve (sinon l’air que vous expirez n’est pas filtré et la protection devient unilatérale). Par ailleurs, il est souvent plus facile de trouver des pharmacies qui délivrent des FFP2 qui s’attachent derrière les oreilles, mais ceux qui s’attachent derrière la tête (becs de canard) sont plus performants. Les personnes immunodéprimées peuvent demander les uns comme les autres avec l’ordonnance délivrée par leur médecin. Marques fiables : Inspire, Kolmi, Paul Boyé, Texinov, Auriol, Praxisdienst, 3M, Hard, Savoy International, Alsace Protection, Elipse.
    • Masques FFP2 pour enfants : Praxisdienst (sans mention d’âge, mais à partir de 3-4 ans environ), Sentias (à partir de 5 ans environ, site en allemand), Elough poisson. Le magazine Wired donne également des recommandations ici ou .
    • Masques N95 : la norme N95 est étatsunienne et correspond au même niveau de filtration qu’un masque FFP2 (norme européenne), c’est-à-dire blocage de 95 % des particules en suspension dans l’air. On peut importer en France des masques N95 via des sites commerciaux, par exemple la marque Elough. Il existe des masques en silicone avec filtres, comme les Flo Masks (pour l’instant non expédiés en Europe par le fabricant, en cours de certification FFP2), les Envomasks et les PrescientX.
    • Masques KF94 : norme sud-coréenne équivalente à celles des FFP2 (94% de filtration). On peut notamment importer les Sumfree.
    • Retour d’expérience sur différents masques FFP2, FFP3 et KN95 : https://pad.lapineige.fr/-oVx0LBFTZqqnFuyqTSCgw. Avec une section sur les masques enfants également : https://pad.lapineige.fr/-oVx0LBFTZqqnFuyqTSCgw#Pour-les-enfants.
    • Guide d’achat de pandemies.org : https://www.pandemies.org/77-2/
  • Décontamination. Un masque FFP2, FFP3, N95 ou KF94 est réutilisable de nombreuses fois en procédant à sa décontamination après 8h d’utilisation ou s’il est humide. Si le masque devient élimé ou ne s’ajuste plus correctement au visage, il faut quand même se décider à le jeter.
    • Méthode 1 : laisser le masque à l’air libre ou le placer dans une enveloppe en papier, écrire la date et le laisser là pendant 7 jours. Le virus n’y sera plus actif et le masque ne sera pas abîmé au cours de la décontamination. La meilleure technique de décontamination et la moins chère est donc simplement... l’air libre.
    • Méthode 2 : le mettre dans une boîte de désinfection par UV (méthode qui n’abîme pas le masque et prend 5 minutes). Il convient cependant de choisir scrupuleusement le modèle, de manière que ses radiations ne mettent pas l’utilisateurice en danger d’une part et soient effectivement germicides d’autre part.
    • Méthode 3 : le laver en machine à 60° (cette méthode abîme rapidement le masque, qui devra être jeté plus tôt).
  • Péremption : même si une date de péremption à 3 ou 5 ans est indiquée sur les boîtes de masques FFP2 et N95 notamment, leurs "propriétés de filtration et de respirabilité" se maintiennent jusqu’à 17 ans après fabrication. Il convient néanmoins de s’assurer que les masques (filtre et attaches) ne sont pas abîmés.


Qualité de l’air :


Contrôle du risque de transmission :


Guides et tracts :


Visuels :


Quelques images choisies, extraites des liens ci-dessus :

  • Représentation simplifiée du système immunitaire par l’urgentiste canadien Kashif Pirzada le 20/02/2022, conçue à partir d’un entretien avec le spécialiste des lymphocytes T Anthony J. Leonardi (lire ici une présentation de ses travaux sur le Covid-19) :
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    Un châteaufort est représenté. Titre : Votre système immunitaire. Vous disposez dans l'idéal de plusieurs lignes défensives pour vous protéger. Première ligne défensive (douves remplies d'eau) : masques FFP2, distanciation sociale, aération, tests. Pour éviter l'exposition au virus. Deuxième ligne défensive (enceinte fortifiée) : immunité innée et anticorps. Pour combattre rapidement l'infection si vous avez été exposé·e. Troisième ligne défensive (deuxième enceinte fortifiée) : vos lymphocytes T. Idéalement, pour vous protéger d'une maladie grave.
    Traduction :
    Votre système immunitaire. Vous disposez dans l’idéal de plusieurs lignes défensives pour vous protéger.
    Première ligne défensive : masques FFP2, distanciation sociale, aération, tests. Pour éviter l’exposition au virus.
    Deuxième ligne défensive : immunité innée et anticorps. Pour combattre rapidement l’infection si vous avez été exposé·e.
    Troisième ligne défensive : vos lymphocytes T. Idéalement, pour vous protéger d’une maladie grave.
  • Et façon dont le Covid-19 l’attaque :
    Afficher en grande taille
    Le même châteaufort est maintenant inondé et en feu. Titre : Votre système immunitaire est dépassé. Vos anticorps chutent et vos lymphocytes T ont des soucis. Première ligne défensive : ces mesures ont disparu dans beaucoup d'endroits. Deuxième ligne défensive : l'immunité innée a été vaincue par le virus, les anticorps ont une efficacité réduite face au variant Omicron. Troisième ligne défensive : le Covid pourrait endommager les lymphocytes T, d'autant plus gravement que vous êtes plus âgé·e, et pourrait être la cause du Covid long.
    Traduction :
    Votre système immunitaire est dépassé. Vos anticorps chutent et vos lymphocytes T ont des soucis.
    Première ligne défensive : ces mesures ont disparu dans beaucoup d’endroits.
    Deuxième ligne défensive : l’immunité innée a été vaincue par le virus, les anticorps ont une efficacité réduite face au variant Omicron.
    Troisième ligne défensive : le Covid pourrait endommager les lymphocytes T, d’autant plus gravement que vous êtes plus âgé·e, et pourrait être la cause du Covid long.

    ⇨ Aller aux points sur l’immunité ou le Covid long.

  • Comparatif de l’efficacité des différents types de masques (infographie du journal El País). Attention néanmoins, ce tableau s’appuie sur une situation où deux personnes se trouvent seules dans une pièce, à 2 mètres de distance l’une de l’autre :
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    Un tableau montre une femme en haut des colonnes, un homme au début des lignes, dans plusieurs situations : avec un FFP2, un masque chirurgical, un masque en tissu, sans masque. L'étude part du présupposé que ces deux personnes se tiennent dans une pièce à 2 mètres de distance. Lorsque les deux personnes portent un FFP2, elles sont protégées de toute contamination pendant 25h. Si seule une personne porte un FFP2, elle est protégée pendant 2h30. Si personne ne porte de masque, la dose contaminante est inhalée en moins d'1/4h. Le masque en tissu protège très faiblement, le chirurgical un peu plus, le FFP2 beaucoup plus.
    ⇨ Aller au point sur le mode de transmission du Covid-19.

  • "See you safer !" ("Prenons soin de nous !"), affiche du guide anglophone de réduction des risques seeyousafer.org :
    Afficher en grande taille
    Deux femmes portant des masques FFP2 en extérieur se disent au revoir à distance, des coeurs circulent de l'une à l'autre. Un texte est inscrit au-dessus d'elles : "Je ferai un test sans faute" "Trouvons un endroit en extérieur !" "Tout le monde portera un masque" "Comment peut-on se voir sans risque ?" Voilà mes mots d'amour. #PrenonsSoinDeNous
    Traduction :
    "Je ferai un test sans faute"
    "Trouvons un endroit en extérieur !"
    "Tout le monde portera un masque"
    "Comment peut-on se voir sans risque ?"
    Voilà mes mots d’amour.
    #PrenonsSoinDeNous

    ⇨ Aller au mémo express de protection mutuelle.

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